
LE PRIX LIBRE
J'ai décidé de mettre les
dessins dans cette exposition à prix libre. C'est à
dire que j'invite les gens à décider de la valeur des
dessins pour eux-mêmes, dans une échelle entre 25 et 100
euros. C'est une démarche inhabituelle qui va bien avec cette
activité peu courante d'être dessinateur. Je me sens obligée de m'expliquer.
L'argent peut avoir une signification très variable selon les choix de vie des personnes. J'aimerais que tout le monde puisse se permettre d'incorporer des œuvres d'art dans sa vie, tant ceux qui en achètent souvent comme ceux qui ne se permettraient pas normalement une dépense pareille. Dans mon propre style de vie, très peu d'argent peut être très signifiant; mais j'aimerais que le prix d'un œuvre se définisse plutôt par rapport aux ressources de l'acheteur. La galerie prend souvent une commission, ce qui est le cas cette fois aussi.
Le prix d'un objet commercial aurait normalement un rapport avec le temps que l'on passe à le fabriquer. Dans le dessin, pourtant, je pense que je ne pourrais jamais me permettre une salaire juste. Je peux aussi bien passer une heure exclusivement à réfléchir sur un dessin qui ne verra jamais le jour, comme passer cinq heures à faire une cadre pour un dessin qui le mérite. Il m'arrive, dans des moments éclairés, de passer moins de temps sur les dessins qui finissent par être les meilleurs. En plus, ceux que je trouve les plus beaux ne sont pas forcément les préférés des autres gens.
Je vois bien le danger de me dire, en dessinant, « celui-là sera à vendre, il faut qu'il soit beau. » Mettre un prix libre m'aide à me débarrasser de ce risque. Je me permets donc la liberté de ne pas fixer des prix à mes œuvres.
Alors, c'est vous qui décidez. En tous cas, merci beaucoup pour votre intérêt.
This time, I've put an unfixed price on the drawings in the show. That means I invite people to decide for themselves the valor of a drawing, between 25 and 100 euros. It's an uncommon approach, but being an illustrator is an uncommon profession. I feel like I should explain myself.
Money can mean very different things depending on your lifestyle choices. I'd like it if everyone could allow himself a little artwork in their life, people who often buy art and also those who normally wouldn't spend money on something like that. In my own lifestyle, a very little amount of money can be very significant; but I'd like the price of a drawing to have more to do with the resources of the buyer. Galleries often take a commission, as is the case this time.
The price of a commercial object would normally have something to do with the time one spends making it. In the world of drawing, however, I don't think I could ever pay myself a fair hourly wage. I can spend a whole hour doing nothing but thinking about a drawing that I'll never end up making, or five hours making a frame for a drawing that deserves it. Sometimes, in brilliant moments, I spend the least time making the drawings that end up being the best. What's more, the ones I find the most beautiful aren't necessarily the
same as the favorites of other people.
I can clearly see the danger of saying to myself, as I draw, "this one's to be sold, it has to be pretty." Leaving the price open allows me to avoid this risk. So, I allow myself the freedom to not put a price on my drawings.
So, you decide. In any case, thanks very much for your interest.
petits carnets et cartes
...and then, with all my little doodles, I made a bunch of little blank books and cards to sell.






















PAPY FALY

Ah ha! The book I wrote in Wolof, on hotel stationary, during my last few days in Senegal, had corrected by a complete stranger, and carried around for five years...
So, this is the true story about all the trouble my 2-year old host brother got into. The language is very simple, encompassing just about my entire vocabulary in Wolof.
Scroll down for the English and Wolof versions.
Ah ha! Le livre que j'ai écrit en Wolof, sur le papier de l'hôtel, pendant mes dernières jours au Sénégal, et puis fait corriger par un inconnu, et trimballé pendant cinq ans...
Alors, l'histoire vrai des petits bêtises de mon frère Sénégalais de deux ans. La langage est bien simple, puisqu'il inclut mon vocabulaire complet en Wolof.
Descendez en bas pour les versions Anglais et Wolof.



































































